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New Report Warns of Escalating Waste Crisis on First Nations Lands, Calls for Immediate Federal Action

The Joint Table on Waste Management has released a landmark new report, Waste Management in Crisis, exposing the severe and growing risks posed by unsafe waste management conditions on First Nations reserves.

The findings are stark: there are more than 1,800 contaminated sites on reserve, 43% caused by improper waste management and illegal dumping. In 2025, these sites carried a total federal liability of over $600 million — a number expected to rise without urgent intervention.

The report notes that First Nations residents face disproportionate health and safety risks, as well as negative impacts to their lands and waters.  Recent incidents in Kanehsatà:ke and Cowichan show how outdated federal regulations leave First Nations unable to stop polluters or prevent toxic contamination. As a result, communities and governments are now facing cleanup costs that could reach tens of millions of dollars.

The report also highlights a long-standing inequity: First Nations have fewer environmental protections than any other communities in Canada. For example, the penalty for illegal dumping under the federal regulations is a $100 fine. By comparison, penalties for commercial entities under provincial regulations begin at hundreds of thousands of dollars and increase with subsequent offenses. Regulatory uncertainty continues to block economic development, with the National Indigenous Economic Development Board identifying it as a major barrier to business financing.

Developed by First Nations experts and organizations across the country, the report lays out practical, community-driven solutions aligned with Assembly of First Nations resolutions and the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.

“Our lands and waters are being poisoned because the systems meant to protect us simply don’t exist,” said Melanie Daniels, Co-Chair of the Joint Table. “We are doing everything we can at the community level, but without modern laws, stable funding, and real recognition of our authority, the crisis will only deepen. This report identifies a set of proposals — now we need the federal government to act.”

Key recommendations include:

  • Modern stand‑alone legislation recognizing First Nations jurisdiction over waste management.
  • Stable, core funding to replace short-term project-based programs.
  • Stronger enforcement against illegal dumping using the Canadian Environmental Protection Act.
  • A First Nations-led Waste Operator/Coordinator Training and Certification Initiative.

The report makes clear that without structural federal reforms and coordinated action across jurisdictions, the waste crisis on First Nations lands will continue to grow — along with the health, environmental, and economic risks facing communities.

Inquiries can be sent to the following email: JTWM-TCGD@nalma.ca

Un nouveau rapport met en garde contre une aggravation de la crise des déchets sur les terres des Premières Nations et appelle à une action fédérale immédiate

La table conjointe sur la gestion des déchets a publié un nouveau rapport historique, Une gestion des déchets en crise, qui met en lumière les risques graves et croissants que font peser les conditions inadéquates de gestion des déchets dans les réserves des Premières Nations.

La situation est consternante : on dénombre plus 1 800 sites contaminés dans les réserves, dont 43 % sont attribuables à une mauvaise gestion des déchets et à des décharges illégales. En 2025, ces sites représentaient un passif fédéral total de plus de 600 millions de dollars — un montant appelé à augmenter en l’absence d’une intervention urgente.

Le rapport souligne que les membres des Premières Nations qui vivent sur les réserves sont exposés à des risques disproportionnés en matière de santé et de sécurité, en plus de subir des effets négatifs sur leurs terres et leurs eaux. Les incidents survenus récemment à Kanehsatà:ke et à Cowichan montrent à quel point la réglementation fédérale désuète empêche les Premières Nations de faire cesser les activités polluantes ou de prévenir la contamination toxique. Par conséquent, les communautés et les gouvernements doivent désormais assumer des coûts de nettoyage qui pourraient atteindre des dizaines de millions de dollars.

Le rapport met également en évidence une iniquité de longue date : les Premières Nations disposent de moins de protections environnementales que toutes les autres collectivités au Canada. Par exemple, l’amende prévue pour une décharge illégale en vertu de la réglementation fédérale est de 100 $. À titre de comparaison, les sanctions pécuniaires imposées aux entités commerciales en vertu des règlements provinciaux peuvent s’élever à plusieurs centaines de milliers de dollars et augmenter en cas de récidive. L’incertitude réglementaire continue de freiner le développement économique, et le Conseil national de développement économique des Autochtones l’a d’ailleurs identifiée comme un obstacle majeur au financement des entreprises.

Élaboré par des experts et des organisations des Premières Nations de partout au pays, le rapport propose des solutions concrètes et ancrées dans les réalités des communautés, ainsi que conformes aux résolutions de l’Assemblée des Premières Nations et à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

« Nos terres et nos eaux sont empoisonnées parce que les systèmes censés nous protéger n’existent tout simplement pas », a déclaré Melanie Daniels, coprésidente de la table conjointe. « Nous faisons tout ce que nous pouvons au niveau des communautés, mais sans lois modernes, sans financement stable et sans véritable reconnaissance de notre autorité, la crise ne fera que s’aggraver. Ce rapport présente un ensemble de propositions — nous avons maintenant besoin que le gouvernement fédéral agisse. »

Parmi les principales recommandations, citons :

  • L’adoption d’une législation moderne et distincte qui reconnaît la compétence des Premières Nations en matière de gestion des déchets;
  • Un financement de base stable pour remplacer les programmes de financement fondés sur des projets ponctuels;
  • Une application rigoureuse de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement pour lutter contre les décharges illégales;
  • La mise en place d’un programme de formation et de certification des exploitants (opérateurs) dirigé par les Premières Nations.

Le rapport indique clairement que, sans réformes structurelles fédérales et sans une action coordonnée entre les administrations, la crise des déchets sur les terres des Premières Nations continuera de s’aggraver, tout comme les risques pour la santé, l’environnement et l’économie auxquels font face les communautés.

Pour toute demande d’information, veuillez communiquer à l’adresse courriel suivante : JTWM-TCGD@nalma.ca